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Rapport d'activité 2017

Soins, recherche, enseignement, événements, qualité, générosité : ce qu'il faut savoir de l'CL en 2017.

Visu RA ICL 2017

Signature d’une convention de coopération entre le Centre Hospitalier E. Durkeim d’Epinal et l’Institut de Cancérologie de Lorraine

IMG 4481Lundi 11 juin 2018 à 11h au CH d’Epinal, Eric Sanzalone, Directeur du Centre Hospitalier d’Epinal, le professeur Thierry Conroy Directeur général de l’Institut de Cancérologie de Lorraine, le docteur Jean-Marc Lalot, et le docteur Olivier Rangeard, Présidents des Commissions Médicales d’Etablissement, respectivement du CHED et de l’ICL, le professeur Didier Peiffert, Directeur des affaires médicales et des relations extérieures de l’ICL signeront une convention de coopération sur la cancérologie.

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Groupement du Grand Est : 7,4 milliards d’euros de retombées économiques pour 4 milliards d’euros investis

Visu Rapport Impact CHRU ICLParution de la première étude d’impact économique des CHU de Besançon, CHU Dijon Bourgogne, CHR de Metz-Thionville, CHRU de Nancy, CHU de Reims, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Institut de Cancérologie de Lorraine.

Chaque euro dépensé directement par les 6 CHRU du Groupement de Coopération Sanitaire du Grand Est (GGEST) et l’Institut de Cancérologie de Lorraine (ICL), entraîne le reversement de 1,85 € dans l'économie de l’Interrégion Est.

Ainsi, en 2016, les 4 milliards d’euros de dépenses de santé affectés au budget de fonctionnement de ces établissements ont généré 7,4 milliards d’euros de retombées pour l’économie locale soit quasiment deux fois le financement de départ.

Pour la Meurthe-et-Moselle, l’impact économique global du CHRU de Nancy (1 540,68 M€) et de l’ICL (161,1 M€) s’élève à plus de 1,7 milliards d’euros.

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Voir le Rapport de l'étude d'impact

Mobilisation en faveur de l'accueil par l'ICL à Nancy du traitement par protonthérapie

1conference presse protontherapie ICL 11062018 webLors d’une conférence de presse ce lundi 11 juin 2018 à l’Institut de Cancérologie de Lorraine (ICL), des personnalités du monde politique et médical de Meurthe-et-Moselle et du Grand Est se sont mobilisées pour demander à la ministre de la Santé, madame Agnès Buzyn, à ce que l’ICL soit autorisé à s’équiper en rotonthérapie dès 2019, pour une ouverture du centre de traitement en 2021.

Étaient présents :
‐ André Rossinot, Président de la Métropole du Grand Nancy ;
‐ Laurent Hénart, Maire de Nancy, Président du conseil de surveillance du
CHRU ;
‐ Mathieu Klein, Président du Conseil départemental de Meurthe-et-Moselle ;
‐ Éric Freysselinard, Préfet de Meurthe-et-Moselle, Président du conseil
d’administration de l’ICL ;
‐ Thierry Conroy, Directeur général de l’ICL ;
‐ Bernard Dupont, Directeur Général du CHRU de Nancy ;
‐ Christophe Lannelongue, Directeur Général de l’ARS Grand Est ;
‐ Pierre Mutzenhardt, Président de l’Université de Lorraine ;
‐ en lien avec le Centre François Baclesse du Luxembourg et l’Hôpital de
Homburg, Allemagne

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Traitement du cancer du pancréas : une avancée significative

Le Pr Thierry Conroy a présenté lundi 4 juin à l’ASCO 2018 des résultats de recherche jamais atteints à ce jour avec aucun autre traitement de chimiothérapie de précaution après un geste chirurgical retirant la tumeur.  Des résultats qui vont permettre de guérir plus de patients.

Communiqué de presse 

Vidéo de la conférence de presse (Intervention de M. Conroy de 10’14 à 15’57) :

 

Augmentation significative de la survie chez des patients atteints d’un cancer du pancréas : le Pr Thierry Conroy de l’Institut de Cancérologie de Lorraine présente les premiers résultats de l’étude PRODIGE 24-PA.6 au congrès de l’ASCO 2018

ASCO web 2018Le Pr Thierry Conroy, oncologue spécialiste des cancers digestifs et directeur général de l’Institut de Cancérologie de Lorraine a, en tant que coordinateur principal, présenté lundi 4 juin à Chicago lors du congrès de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) les résultats de l’étude Prodige 24-PA.6. Cette étude, promue par Unicancer, évalue les effets d’une nouvelle chimiothérapie de précaution ("adjuvante") chez des patients opérés d’un adénocarcinome canalaire du pancréas, la forme la plus fréquente de cancer du pancréas.


Une augmentation de survie significative dans le cancer du pancréas localisé avec le protocole FOLFIRINOX 

« Pour la première fois, une association de chimiothérapies montre un bénéfice marquant en traitement adjuvant du cancer du pancréas par rapport à la chimiothérapie de référence, la gemcitabine. Ceci se traduit notamment par une augmentation importante de la survie des patients. Nous avons été heureux de voir que les résultats de cette étude étaient meilleurs que ce que nous attendions lorsque nous avons élaboré l’essai en 2012 » indique le Pr Thierry Conroy.

L’étude Prodige 24 a évalué l’efficacité d’une polychimiothérapie, le FOLFIRINOX (oxaliplatine, acide folinique, irinotécan et 5-fluorouracile) par rapport au traitement de référence, la gemcitabine, chez des patients ayant été opérés d’un cancer du pancréas localisé. Elle s’inscrit dans la continuité d’une étude dont les résultats publiés en 2011 dans le New England Journal of Medicine avaient démontré l’intérêt majeur du schéma FOLFIRINOX pour les patients en situation de cancer du pancréas métastatique.

Cette étude internationale a inclus 493 patients, issus de 77 centres dont 7 dans le Grand Est (l’Institut de Cancérologie de Lorraine, le CHRU de Nancy, le Centre Paul Strauss et les Hôpitaux Universitaires à Strasbourg, le CHU de Reims, les Hôpitaux civils de Colmar et le CHR Metz-Thionville).

Avant leur inclusion dans l’étude, les patients avaient été opérés afin de retirer leur tumeur. Ils ont ensuite reçu un traitement adjuvant de 6 mois par gemcitabine ou par FOLFIRINOX dans le but d’éliminer les cellules cancéreuses résiduelles.

Le recul de suivi médian des patients est de 33,6 mois, ce qui est suffisant pour estimer l'efficacité des deux traitements. Pour les patients ayant reçu le FOLFIRINOX en complément de la chirurgie, le temps médianavant l’apparition d’une éventuelle récidive a reculé de 9 mois en comparaison des patients ayant reçu le traitement de référence par gemcitabine. De même, le temps médian avant l’apparition d’éventuelles métastases a lui été reculé de plus d’un an (30,4 contre 17,7 mois). La survie globale a augmenté de manière significative, la survie médiane des patients ayant reçu le FOLFIRINOX étant supérieure de 19,4 mois que ceux traités avec la gemcitabine (54,4 mois vs 35,0 mois).

De tels résultats n’avaient jamais été atteints à ce jour avec aucun traitement adjuvant : ceci va permettre de guérir plus de patients. Il est à noter cependant que malgré son efficacité supérieure, le FOLFIRINOX a un taux d’effets indésirables plus élevé que la gemcitabine.

Nouvelles perspectives et enjeux

Cette étude démontre la supériorité du FOLFIRINOX sur la gemcitabine en termes d’efficacité et pourrait devenir le nouveau standard dans le traitement des patients atteints du cancer du pancréas nonmétastatique dont la tumeur est opérable.

Le nouvel enjeu va consister à déterminer la séquence thérapeutique optimale pour les patients. En effet, ceux-ci pourraient à terme bénéficier d’un schéma de traitement initiant la chimiothérapie avant la chirurgie (traitement néoadjuvant), afin de détruire les micro-métastases non détectables, réduire la taille de la tumeur primaire et ainsi augmenter les chances de retirer complètement la tumeur. Le FOLFIRINOX serait un bon candidat pour un traitement néoadjuvant. Une autre option serait de délivrer la moitié du traitement de chimiothérapie avant, puis l’autre moitié après la chirurgie (chirurgie périopératoire). Des essais cliniques sont actuellement en cours de réalisation pour tester ces deux hypothèses.

Ce résultat de recherche a aussi ceci d’important : le FOLFIRINOX devenant le nouveau standard après chirurgie dans le traitement des patients atteints du cancer du pancréas non-métastatique, c’est un protocole « simple » qui peut être mis en œuvre dans tous les établissements de santé prenant en charge ce type de cancer.

Rappelons que la recherche est l’une des trois missions fondamentales du centre hautement spécialisé en cancérologie qu’est l’ICL. Une partie de ces recherches est financée par les dons et legs.

À propos du cancer du pancréas

L’agence Santé publique France (qui intègre l’Institut de veille sanitaire depuis 2016) a estimé en 2015 à environ 11 300 le nombre de nouveaux cas annuels de cancer du pancréas en France. Parmi les cancers du pancréas exocrine, l’adénocarcinome canalaire pancréatique représente 90 à 95 % des formes de ce cancer. La grande majorité des personnes diagnostiquées a plus de 60 ans. Le diagnostic est le plus souvent réalisé à un stade avancé du fait d’une expression clinique tardive de la maladie. Seuls 15% à 20% des patients sont diagnostiqués à un stade où la tumeur est résécable et, lorsqu'elle est possible, la chirurgie est le traitement principal du cancer du pancréas.

Tous stades confondus, la survie à 5 ans est en France de 6 à 7% (données 1989-2010). Chez ces patients opérés, la chimiothérapie adjuvante par gemcitabine prolonge la survie par rapport à la chirurgie seule et augmente de manière significative la proportion de patients chez lesquels le cancer n’est pas réapparu.

À propos de l’étude Prodige 24-PA.6

Promue par Unicancer, l’étude a reçu un financement du ministère de la Santé dans le cadre de l’appel à projet PHRC-K 2011, et a bénéficié du soutien de la Ligue contre le cancer. Elle a été financée au Canada par la société canadienne du cancer (Canadian Cancer Society) et l’évènement annuel « 7 days in May », une course cycliste caritative permettant des levées de fonds dans le but de financer la recherche sur le cancer du pancréas et spécifiquement PRODIGE 24-PA.6.

À propos de l’Institut de Cancérologie de Lorraine (ICL)

Établissement de santé privé d’intérêt collectif, membre d’Unicancer, l’ICL consacre la totalité de son activité médicale et paramédicale au diagnostic et au traitement des cancers. Reconnu d’utilité publique, il ne pratique ni secteur privé, ni dépassement d’honoraires. L’institut prend en charge près de 15 000 patients par an. Labellisé Centre de Recherche Clinique, l’institut est un acteur important de la recherche et participe à de nombreux projets. Très impliqué dans l’enseignement de la cancérologie en Lorraine, l’ICL délivre plus de 4000 heures d’enseignements par an, dont une partie est agréée "Développement Professionnel Continu". Il collecte des dons et legs pour financer ses projets de recherche, d’innovation ou d’aide aux patients. 

À propos d’Unicancer

Unicancer est l’unique réseau hospitalier français dédié à 100 % à la lutte contre le cancer et la seule fédération hospitalière nationale dédiée à la cancérologie. Elle réunit 18 Centres de lutte contre le cancer (CLCC), établissements de santé privés à but non lucratif, répartis sur 20 sites hospitaliers en France. Les CLCC prennent en charge plus de 516 000 patients par an (en court-séjour, HAD et actes externes). Unicancer est aussi le premier promoteur académique d'essais cliniques, en oncologie, à l'échelle européenne. Reconnu comme leader de la recherche en France, le réseau Unicancer bénéficie d’une réputation mondiale avec la production d’un tiers des publications internationales en oncologie (source : étude bibliométrique/ Thomson Reuters). Au total 569 essais cliniques (inclusions ou suivis) sont promus en 2017 par le réseau Unicancer, plus de 15% des patients des CLCC sont inclus dans les essais cliniques et plus de la moitié des PHRC dévolus aux CLCC. www.unicancer.fr