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Nouvelle méthode en curiethérapie du sein

8829728 printLes cancers du sein traités par mastectomie partielle, c’est–à-dire chirurgie conservant le sein, nécessitent une irradiation post opératoire. Ce traitement est en général une radiothérapie externe sur la totalité du sein. Ce traitement se réalise en ambulatoire, 5 fois par semaine, pour un total de 16 à 25 séances, donc 4 à 5 semaines de traitement.

Suite à différentes études, l’Irradiation Partielle Accélérée du Sein, par curiethérapie est désormais une autre option pour les patientes présentant certaines tumeurs sélectionnées de pronostic favorable de petites tailles, avec des marges chirurgicales conséquentes sur l’analyse de la pièce opératoire. La curiethérapie consiste à appliquer sous anesthésie locale du matériel vecteur dans le sein puis à réaliser 10 séances (2 séances par jour) pendant lesquelles une source radioactive se déplace dans ce matériel vecteur (curiethérapie à haut débit de dose). Celui-ci est retiré à l’issue de la dernière séance de manière indolore.

L’irradiation se fait alors de façon localisée sur le lit opératoire et non dans la totalité du sein, le traitement s’étale sur une semaine, en partie en hospitalisation. Elle permet une moindre irradiation de la peau et donc moins d’effets secondaires cutanés que la radiothérapie, tout en obtenant une efficacité anti tumorale comparable.

L’option de la curiethérapie postopératoire du sein est désormais proposée aux patientes dont les tumeurs correspondent aux critères définis par le référentiel Oncolor et dont la morphologie est compatible avec la technique.

Mieux évaluer la radiosensibilité individuelle

Le Réseau de Recherche en Cancérologie de Lorraine (R2CL) s’est réuni à l’ICL vendredi 17 novembre 2017. A cette occasion, le Dr Nicolas Foray (CRU Inserm 1052, Lyon), chercheur en radiobiologie, est venu sensibiliser les professionnels de santé à ce sujet.

La radiosensibilité individuelle, soit la prédisposition à plus ou moins bien réparer d’ADN suite aux réactions tissulaires radio-induites, préoccupe les scientifiques depuis des années. Lors d’une radiothérapie, l’irradiation provoque des cassures double brin de l’ADN au sein du noyau cellulaire. Des protéines sont impliquées dans la réparation de ces lésions. Cependant chez certains patients, ces protéines particulières peuvent être moins fonctionnelles, aboutissant à la mise en place d’autres voies de réparation. Si ces dernières sont altérées, cela peut produire des effets secondaires inhabituels et/ou, des cancers radio-induits dans de très rares cas.

La radiosensibilité individuelle est donc une composante importante à prendre en compte pour le traitement des patients sous radiothérapie. Les chercheurs de l’unité INSERM CRU1052 étudient depuis plusieurs années les mécanismes cellulaires liés à la radiosensibilité. Ils ont découvert que la protéine ATM(1), chef de file de la réparation des cassures double brins de l’ADN, pouvait être ralentie lors de son passage du cytoplasme vers le noyau de la cellule contenant l’ADN lésé. Les scientifiques sont parvenus à établir un lien entre le ralentissement de l’ATM et la toxicité post-irradiation, prouvant ainsi l’existence d’une radiosensibilité individuelle liée à cette protéine (Schéma).

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Suite à cette découverte, l’équipe du Dr Foray travaille sur le développement d’un test in vitro visant à déterminer la radiosensibilité individuelle préalable à l’irradiation, en analysant l’état de réparation post-radiation. Le principe de ce test est de quantifier la cinétique du transit d’ATM. Il prédit ainsi indirectement le risque de survenue d’effets secondaires chez le patient irradié. Selon le Dr Foray, ce test est indispensable aujourd’hui car « la radiosensibilité individuelle, cela fait 100 ans qu’elle existe mais nous n’en avons toujours pas tenu compte ».

A l’ICL, le Dr Guillaume Vogin, MCU-PH radiothérapeute, fait partie des chercheurs privilégiés à avoir travaillé aux côtés du Dr Nicolas Foray à Lyon. Au cours de sa thèse, il a participé à l’élaboration du test impliquant l’ATM. Aujourd’hui en poste à l’ICL, il développe une étude clinique nationale intitulée ARPEGE(2), dont le but est d’évaluer la radiosensibilité des enfants à l’aide du test impliquant l’ATM et d’autres biomarqueurs.

Le test développé par l’équipe de Nicolas Foray et Guillaume Vogin est actuellement en cours de validation. « On peut aujourd’hui tenir compte de cette réponse individuelle dans l’évaluation du risque » explique le Dr Guillaume Vogin. Mais avant sa mise en oeuvre, une démarche éthique doit être construite en parallèle de la démarche scientifique, afin d’accompagner les résultats qu’il implique. L’évaluation de la radiosensibilité individuelle pourrait donc revêtir prochainement un intérêt majeur dans le parcours de soin personnalisé du patient atteint de cancer. 

(1) : Ataxia Telangiedasia Mutated ; (2) : Analyse ex vivo de la Radiosensibilité
individuelle en oncologie Pédiatrique dans l’inter région Grand Est.
Sources : G.Vogin/Cancer/Radiothérapie 15 (2011) 294-306 ; Interview de N.FORAY et G.VOGIN

 

Construction d'un Bâtiment de Biologie Médicale et de Biopathologie commun à l'ICL et au CHRU de Nancy

Un bâtiment de 8000 m² regroupant les activités de biologie médicale du CHRU et celles de biopathologie de l'Institut de Cancérologie de Lorraine et du CHRU à horizon 2019 est en cours de construction sur le plateau de Brabois à Vandoeuvre-lès-Nancy. La pose de la première pierre s'est déroulée lors d'une cérémonie officielle ce vendredi 19 janvier 2018.

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Double objectif de ce projet ambitieux

  • Anticiper les formidables évolutions de la biologie et de la biopathologie qui transformeront les diagnostics et les traitements, notamment en cancérologie, mais aussi pour d'autres pathologies dans les prochaines années,
  • Regrouper les compétences et les équipements aujourd'hui dispersés dans tout le CHRU, pour en améliorer l'efficacité et en diminuer les charges financières.

Le Pôle Régional de Cancérologie : une mutualisation des moyens, au service des malades, pour lutter contre le cancer

Dans le cadre d'une convention, l'ICL et le CHRU forment le Pôle Régional de Cancérologie. La mise en œuvre opérationnelle des orientations stratégiques définies par le Pôle est assurée par un groupement de coopération sanitaire. Le PRC est le principal acteur de la prise en charge des malades atteints de cancer dans la région. Au sein du Pôle, l'ICL et le CHRU optimisent les parcours de soins des malades (Institut lorrain de la prostate, Réunions de Concertation Pluridisciplinaires, Oncogénétique, Parcours sein) et partagent plusieurs équipements médicaux sur le plateau de Brabois (robot chirurgical, IRM 1,5 T, IRM 3T...).

Un plateau commun de biopathologie

Le CHRU et l'ICL poursuivent leur collaboration à travers la mise en place d'une importante plateforme commune de biopathologie au bénéfice des personnes atteintes d'un cancer (8 000 nouveaux patients accueillis chaque année par l'ICL et le CHRU).
Le nouveau bâtiment regroupera les activités de biologie médicale, d'anatomie et de cytologie pathologiques ainsi que la biologie moléculaire et les tests d'oncogénétique.
La mutualisation des activités de biopathologie des deux établissements de soins permettra d'asseoir le développement de la médecine personnalisée, de réaliser des explorations innovantes de génétique moléculaire pour le diagnostic, le pronostic et la recherche en cancérologie.

La biologie médicale, maillon essentiel du parcours de soin

Toutes spécialités biologiques confondues, le laboratoire de biologie médicale (composé de 15 structures) du CHRU de Nancy réalise chaque année près de 6 millions d'actes de biologie médicale.
Le pôle Laboratoires du CHRU réalise les examens de biologie médicale pour la prévention, le diagnostic, le dépistage et le risque de survenue d'un état pathologique.
Il participe à la permanence de l'offre de biologie médicale définie sur le territoire de santé intrarégional, à des missions de santé publique, des programmes d'enseignement et de recherche et innovation ; il contribue également à la reconnaissance du CHRU de Nancy en tant que centre référent régional pour de nombreuses activités comme les greffes de moelle allogéniques adulte et pédiatrique.

Une étape majeure du Plan de Refondation du CHRU

Le Plan de Refondation prévoit le regroupement de l'ensemble des activités de biologie médicale du CHRU de Nancy au sein d'un bâtiment unique sur le site de Brabois. Cet élément majeur du Plan de Refondation a été validé par le COPERMO (Comité interministériel de performance et de la modernisation de l'offre de soins) le 26 mai 2015, pour un montant de 31,2 millions d'euros (29 M € travaux et 2,2 M € en équipements).
Ce projet ambitieux permettra de supprimer les difficultés engendrées par la dispersion géographique, l'existence d'activité en doublons et par la vétusté de certains locaux. Grâce à l'acquisition d'équipements automatisés, fiables et performants, il apportera une amélioration de l'efficacité, dans la vitesse de réalisation des examens, comme dans la transmission des résultats. Malgré le coût de ces équipements ultra-modernes, ces derniers permettront de réaliser des économies à l'établissement.

Une nouvelle construction entre CHRU et ICL

Le futur bâtiment est situé en contiguïté de la barre principale du site, en lieu et place de la tour Drouet. Il est relié de manière optimale au site du CHRU et à celui de l'ICL par une passerelle de liaison. Il abritera sur 3 niveaux les activités suivantes :

  • Au rez-de-chaussée, les locaux techniques et logistiques
  • Au R+1, les zones analytiques pour les activités de biologie médicale (Biochimie, Pharmacologie-Toxicologie, Bactériologie, Virologie, Parasitologie – Mycologie, Hématologie, Immunologie, Génétique, HLA). À ce niveau différents plateaux seront mutualisés :
> le bâtiment en fonctionnement H24 bénéficiera d'une zone dédiée « Réception - tri - enregistrement » et d'un plateau technique automatisé (400 m² d'aménagement modulable) pour réaliser les examens urgents et de première ligne.
> une plateforme de biologie moléculaire.
> un plateau automatisé de bactériologie.
  • Au R+2, les zones analytiques pour les activités de biopathologie et les zones tertiaires

Le bâtiment hébergera également des activités de l'Etablissement Français du Sang Grand Est.

Les consultations pour les patients (génétique, Centre Régional de Traitement de l'Hémophilie) seront assurées par les équipes médicales du pôle Laboratoires au niveau des plateaux de consultation de Brabois. Un centre de prélèvement existe déjà au sein du bâtiment Philippe Canton. Les consultations d'oncogénétique assurées par l'Institut de Cancérologie de Lorraine continueront d'être organisées dans le cadre d'un parcours de soins personnalisé au sein de l'ICL.

Le bâtiment est conçu pour s'adapter aux évolutions techniques et fonctionnelles des laboratoires de demain. Le plateau technique automatisé est un espace flexible de 450m² sans poteau qui permet de s'adapter aux évolutions des chaines d'analyse. Les flux logistiques au sein des zones analytiques reposeront notamment sur l'utilisation de robots coursiers en mode tournée ou appelés à la demande des professionnels du nouveau bâtiment.
Les échantillons biologiques seront acheminés jusqu'aux laboratoires par un système de transport pneumatique.

La première phase du chantier a consisté en la démolition de la tour Drouet.
Lancée en septembre 2017, la phase 2 du chantier marque le début de la construction du futur bâtiment.

Maîtrise d'ouvrage
- Maître d'ouvrage : CHRU de Nancy
- Partenaire : Institut de Cancérologie de Lorraine
- Conducteur d'opération : SODEREC
- Contrôleur technique : SOCOTEC
- Coordonnateur SPS : APAVE ALSACIENNE

Groupement conception – réalisation
- Mandataire : EIFFAGE CONSTRUCTION LORRAINE
- Maître d'œuvre - Architecture : ART & BUILD
- Bureau d'études - Fluides : CET
- Bureau d'études - VRD / ELEC : ARTELIA
- Corps d'état ELEC / CFO / CFA : EIFFAGE ENERGIE LORRAINE MARNE ARDENNES
- Conseil santé : APSIS

L'Hôpital Virtuel de Lorraine, lieu d'excellence et d'innovation en simulation et apprentissage interactif

Mardi 23 janvier 2018 , Pierre Mutzenhardt, président de l’Université de Lorraine, Bernard Dupont, directeur général du Centre Hospitalier Régional Universitaire de Nancy et Thierry Conroy, directeur général de l’Institut de Cancérologie de Lorraine ont officiellement inauguré l’Hôpital Virtuel de Lorraine sur le Campus Biologie-Santé de la Faculté de médecine à Vandoeuvre-Lès-Nancy.

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L’Hôpital Virtuel de Lorraine est un programme innovant pour la formation et la recherche destiné aux professionnels de santé, porté par l’Université de Lorraine, le CHRU de Nancy, l’ARS Grand Est et l’Institut de Cancérologie de Lorraine. Il a été pensé et réalisé par le collégium Santé réunissant les facultés de médecine (École de Chirurgie et Centre Universitaire d’Enseignement par la Simulation - CUESim), d’odontologie, de pharmacies et des sciences du sport de l’Université de Lorraine.

« Ce projet fédérateur ambitieux est l’occasion pour l’ICL d’améliorer sa visibilité en matière d’enseignement innovant et de rayonnement dans un projet territorial d’envergure. Ce programme est d’une importance majeure pour notre discipline, la cancérologie » explique le Pr Conroy, Directeur Général de l’ICL.

L’enseignement est en effet l’une des trois missions fondamentales de l’Institut de Cancérologie de Lorraine, complémentaire aux soins et à la recherche. Reconnu comme Centre agréé de formation et comme organisme de développement professionnel continu (DPC), le Centre de Lutte Contre le Cancer joue un rôle essentiel dans la formation professionnelle du corps médical et des professionnels de santé. Il reçoit plus de 230 stagiaires et délivre près de 6000 heures d’enseignement par an.

Depuis 2014, l’ICL a aussi signé une convention hospitalo-universitaire avec le CHRU de Nancy et l’Université de Lorraine pour l’accueil d’universitaires et la formation initiale des étudiants en médecine, pharmacie et étudiants dentistes. « Cela nous confère des responsabilités particulières et vient renforcer notre implication dans les ambitions du pôle Hospitalo-Universitaire nancéien » poursuit le Pr Thierry Conroy. « L’ICL est investi dans les instances et surtout dans les enseignements des différentes facultés de santé et dans les enseignements paramédicaux, à la faculté de médecine à la commission de docimologie présidée par le Dr Guillaume Vogin, radiothérapeute à l’ICL, et dans la formation à la chirurgie robotique dans le cadre de l’école de chirurgie, et je salue tout particulièrement l’implication du Dr Gilles Dolivet et du Pr Frédéric Marchal » souligne-t-il.

Grâce à la simulation, via des modèles artificiels (malades virtuels numériques ou mannequins) ou anatomique (dépouilles) ou encore par des jeux sérieux avec des acteurs, les futurs professionnels de santé bénéficient désormais, grâce à ce nouvel Hôpital Virtuel de Lorraine, d’un processus de formation incontournable avant d’être confrontés à la réalité du terrain. La vocation de cet enseignement innovant est d’améliorer la pratique en santé et en sport au service de la sécurité des patients dans un contexte juridique fondé sur le principe : « Jamais la première fois sur le patient ».

Inauguration du CyberKnife® M6

inauguration CK web OKMercredi 13 décembre 2017, l'Institut de Cancérologie de Lorraine (ICL) a inauguré un appareil de radiothérapie de dernière génération : le CyberKnife®M6. Unique dans le Grand Est, ce robot de haute précision est fonctionnel depuis le 20 septembre 2017.

Le CyberKnife® M6

« Grâce à cet appareil, les patients bénéficient d'un traitement de haute performance. Extrêmement précis, il permet de limiter les effets secondaires et de traiter des lésions de taille supérieure et en plus grand nombre » explique le Professeur Thierry Conroy, Directeur général de l'ICL.

Le CyberKnife® M6 de l'ICL est actuellement le seul appareil de radiothérapie dédié à la stéréotaxie* intra et extra cérébrale dans le Grand Est. Il permet la guérison de cancers du foie, du rein ou du poumon inopérables et la destruction sans chirurgie de métastases cérébrales, hépatiques et pulmonaires. D'une précision  inférieure au millimètre, il traite les lésions les plus difficiles d'accès, tout en épargnant les organes sains environnants. Grâce à un système de guidage intégré, le CyberKnife® synchronise ses mouvements en fonction de ceux du patient (respiration...). Cet appareil de dernière génération remplace le premier CyberKnife® installé en 2007 à l'ICL. Après 10 années d'utilisation et près de 2 700 patients traités, la précision, l'efficacité et la sécurité de cet appareil ont été validées et ont fait l'objet de publications dans des revues internationales.

L'Institut de Cancérologie de Lorraine réalise près de 35 000 traitements de radiothérapie par an et détient le plateau de radiothérapie le plus complet de la région Grand Est (six appareils). Dirigé par le Professeur Didier Peiffert, le département d'oncologie radiothérapique de l'ICL compte 13 médecins, 11 physiciens et 40 manipulateurs. Il assure le traitement des cancers par des techniques de rayonnements externes, mais aussi par l'utilisation de sources radioactives au contact des tumeurs (curiethérapie). La complémentarité des techniques permet de délivrer le traitement depuis les plus petits volumes centimétriques (irradiation stéréotaxique), jusqu'aux plus gros volumes (irradiation corporelle totale). Dans le cadre de ses missions de site hautement spécialisé en cancérologie, l'ICL est pionnier dans le développement de techniques de radiothérapie depuis plusieurs années et se place parmi les centres de référence en radiothérapie.

Merci à tous les donateurs

D'un montant de 6,7 millions d'euros, le projet de renouvellement est soutenu par l'Agence Régionale de Santé.
Le CyberKnife® M6 a été en partie financé par des dons. L'Institut de Cancérologie de Lorraine remercie les partenaires, les associations et les nombreux donateurs qui ont aidé à financer cet appareil de radiothérapie.

*La radiothérapie stéréotaxique est une technique de haute précision qui permet d'irradier à haute dose de très petits volumes.