Chirurgie

Chirurgie et anesthésie

L’intervention chirurgicale a pour objectif de retirer la zone malade en enlevant la tumeur et certains ganglions.

Si la chirurgie seule permet de guérir de nombreux cancers, elle est toujours envisagée dans le cadre d’une concertation pluridisciplinaire et très souvent associée à d’autres types de traitements comme la chimiothérapie, l’hormonothérapie, la radiothérapie ou la curiethérapie, réalisés en amont et/ou en aval de la chirurgie.
L’anesthésie est un ensemble de techniques qui permet la réalisation d’un acte chirurgical ou médical (endoscopie, radiologie, pose de cathéter, etc.), en supprimant ou en atténuant la douleur. Il existe trois types d’anesthésie : générale, locorégionale et locale.

Pour toute anesthésie réalisée pour un acte non urgent, une consultation est organisée plusieurs jours à l’avance et une visite pré-anesthésique, la veille ou quelques heures avant l’anesthésie. Elles sont effectuées par un médecin anesthésiste-réanimateur. Les éléments recueillis au cours de la consultation seront consignés dans le dossier d’anesthésie au sein du dossier médical afin que le médecin qui pratiquera l’anesthésie dispose de l’ensemble des informations utiles concernant le patient.

Au cours de la consultation et de la visite, les patients sont invités à poser les questions qu’ils jugent utiles à leur information.

L’anesthésie, quel que soit son type, se déroule dans une salle de bloc opératoire vérifiée avant chaque utilisation. Tout ce qui est en contact avec le corps des patients est soit à usage unique, soit désinfecté ou stérilisé.

Durant l’anesthésie, les patients sont pris en charge par une équipe de professionnels qualifiés, sous la responsabilité d’un médecin anesthésiste-réanimateur. En fin d’intervention sous anesthésie générale ou locorégionale, les patients sont conduits dans une salle de surveillance post-interventionnelle SSPI (salle de réveil) pour y être surveillés de manière continue avant de regagner leur chambre ou de quitter l’établissement. Il est possible de rencontrer certains risques et effets secondaires à la suite d’une anesthésie.

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Anesthésie générale

L’anesthésie générale est un état comparable au sommeil, produit par l’injection de médicaments, par voie veineuse, par voie intraveineuse et/ou par la respiration de vapeurs anesthésiques, à l’aide d’un dispositif approprié.

Anesthésie locale

L’anesthésie locale correspond à l’administration d’un anesthésique local par infiltration sous-cutanée ou intradermique. Une anesthésie générale peut être associée ou devenir nécessaire, notamment en cas d’insuffisance de l’anesthésie locorégionale.

Anesthésie locorégionale

L’anesthésie locorégionale permet, par différentes techniques, de n’endormir que la partie du corps sur laquelle se déroulera l’opération ou de prévenir les douleurs postopératoires dans la zone opérée. Son principe est de bloquer temporairement les nerfs de cette région, en injectant à leur proximité un produit anesthésique local. Elle peut être associée à l’anesthésie générale.

Autres techniques

Afin de mieux prendre en charge la douleur postopératoire, le médecin anesthésiste-réanimateur peut également proposer des techniques efficaces et sûres : l’analgésie par bloc du tronc comme le bloc paravertébral (BPV) ou l’analgésie contrôlée par le patient (ACP ou PCA).

Le traitement chirurgical n’est envisagé dans la plupart des cas qu’après réalisation de biopsies sur la tumeur suspectée. Ce traitement est discuté au préalable en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP).

Chirurgie de diagnostic

Si les techniques de radiologie interventionnelle ne peuvent parvenir à prélever une tumeur, une chirurgie à visée diagnostique peut être proposée. Elle consiste à effectuer des prélèvements pour identifier précisément la nature de la tumeur par une analyse anatomopathologique (au microscope) pour déterminer la présence ou non de cellules cancéreuses et le cas échéant le type de tumeur.

Chirurgie à visée curative

La chirurgie à visée curative a pour but de retirer la tumeur avec une marge périphérique de sécurité. Elle est souvent associée au prélèvement des ganglions lymphatiques.

Chirurgie réparatrice et reconstructrice

La chirurgie peut entraîner des séquelles esthétiques qui impactent la qualité de vie. La chirurgie reconstructrice ou réparatrice est un moyen d’y remédier. La reconstruction fait partie intégrante de la prise en charge du cancer. La reconstruction se fait parfois en même temps que la chirurgie du cancer, on parle dans ce cas de reconstruction immédiate. Lorsqu’elle est réalisée après la fin des traitements, au cours d’une nouvelle intervention, on parle cette fois de reconstruction différée, ou de reconstruction secondaire. Au cours de la consultation et après un examen, le chirurgien fait part aux patients des techniques les mieux adaptées à la situation et leur fournit une documentation détaillée. Un temps de réflexion est toujours proposé afin de se familiariser avec les options proposées. Chaque patient peut opter ou non pour une reconstruction.

Chirurgie prophylactique

On appelle chirurgie prophylactique la chirurgie pratiquée à titre préventif. Elle a pour objectif de réaliser l’exérèse d’un organe sain, ou en tout cas indemne de cancer, mais à haut risque de cancérisation.
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