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Radiothérapie et curiethérapie

Radiothérapie et curiethérapie

L’objectif de la radiothérapie consiste à irradier les cellules cancéreuses en les empêchant de se multiplier, par des séances répétées, à doses fractionnées durant plusieurs jours à plusieurs semaines.

Le ciblage précis de la zone à irradier protège les organes sains situés à proximité de la tumeur.

On distingue :

  • la radiothérapie externe, qui utilise une source externe de rayonnements dirigés, à travers la peau, vers la zone à traiter ;
  • la curiethérapie, qui utilise une source radioactive placée à l’intérieur du corps, directement en contact avec la zone à traiter.
La curiethérapie est une technique de traitement qui consiste à administrer une irradiation à l’intérieur du corps, par une source radioactive, qui est ici de l’iridium.
Chaque personne bénéficie d’un traitement personnalisé et le matériel utilisé est adapté pour chacune d’elle. Le matériel « vecteur », qui permet le passage de la source radioactive, est mis en place à l’intérieur des tissus.

Fonctionnement de la curiethérapie

La curiethérapie interstitielle nécessite la mise en place de tubes sous la peau , au niveau du lit opératoire du sein opéré. Ce matériel est laissé en place pendant une semaine. Il est retiré juste après la dernière séance. Le traitement est réalisé à l’aide d’une micro source radioactive d’iridium 192, qui va se déplacer dans le dispositif mis en place dans le sein, grâce à un appareil appelé « projecteur de source » .

La curiethérapie à haut débit de dose consiste à délivrer une dose en général deux fois par jour, sur une durée de 10 séances. Elle est réalisée en principe au cours d’une hospitalisation de semaine (sortie les week-ends).

La physique médicale (medical physics) se rapporte principalement à l’utilisation des rayonnements ionisants à des fins diagnostiques ou thérapeutiques.

Cette utilisation constitue un apport majeur au dispositif national de santé. Elle a à son actif, tous les ans, l’exploration diagnostique de plusieurs dizaines de millions de patients et la guérison de près de 100 000 patients atteints de cancer. Lors de cette utilisation, compte tenu de la nécessité pour les médecins spécialistes de contrôler précisément la quantité de rayonnement permettant d’obtenir le résultat recherché en faisant courir un minimum de risque au patient (principe d’optimisation), une profession s’est développée au niveau international, celle de physicien médical.

Elle est exercée par des scientifiques non médecins, qui ont acquis une compétence spécifique et qui jouent un rôle important dans la qualité et la sécurité des soins, pour tout ce qui touche aux aspects scientifiques et techniques de l’utilisation des rayonnements ionisants.

Domaines de la physique médicale

Les physiciens médicaux interviennent dans 3 domaines principaux : la radiothérapie (radiothérapie externe et curiethérapie), la médecine nucléaire (utilisation des sources non scellées dans un but diagnostic et thérapeutique) et la radiologie (radiodiagnostic conventionnel, radiologie interventionnelle et imagerie médicale en général). Dans chacun de ces trois domaines, le physicien contribue au maintien et à l’amélioration de la qualité et de la sécurité.

Si l’utilisation des rayonnements ionisants est prépondérante dans ces spécialités médicales et nécessite, de la part des physiciens, des connaissances et une compétence spécifique, le champ d’action des physiciens s’étend progressivement à l’ensemble des agents physiques utilisés à des fins de diagnostic et de traitement (ultrasons, ondes hyperfréquences, champs magnétiques, lasers…). – extrait du guide des bonnes pratiques de physique médicale.

La protonthérapie, une technique d’irradiation innovante

Une technique de grande précision

La radiothérapie et la protonthérapie reposent sur un même principe : irradier les cellules cancéreuses avec des rayons. La différence entre les deux techniques réside dans le fait que la radiothérapie utilise majoritairement des rayons X ou des photons, tandis que la protonthérapie utilise les protons comme source d’énergie (particules situées à l’intérieur du noyau d’un atome). La protonthérapie peut être proposée comme alternative pour certaines tumeurs difficilement traitables.

Concrètement, en protonthérapie, les faisceaux s’arrêtent net à la tumeur et évitent ainsi d’endommager les cellules saines situées à proximité de la tumeur. À l’inverse la radiothérapie va au-delà de la tumeur et a pour inconvénient de toucher plus de cellules saines à proximité. La quantité d’énergie et la profondeur du faisceau de protons peuvent être adaptées à la taille et à la forme de chaque tumeur.

Protonthérapie : une nécessité en Grande Région

La radiothérapie a pris une place prépondérante dans les innovations technologiques liées au traitement des cancers ces dernières décennies, et plus de 60% des patients atteints de cancers sont aujourd’hui soignés par cette technique à un moment ou à un autre de leur maladie. En Grande Région, la moitié des 84 550 patients diagnostiqués d’un cancer chaque année sont aujourd’hui traités par radiothérapie, les autres prises en charge étant la chimiothérapie et la chirurgie. L’offre de radiothérapie y est par ailleurs particulièrement développée et réputée : de nombreux centres de radiothérapie existent et sont relativement bien répartis sur le territoire.

Les grands établissements disposent d’équipements de radiothérapie de pointe et l’excellence des facultés de médecine des universités de la Grande Région est reconnue. Il n’y a néanmoins pas de centre de protonthérapie sur le territoire grand-régional malgré un besoin réel en Grande Région. On dénombre aujourd’hui 100 patients de la Grande Région pris en charge par protonthérapie annuellement dans les centres nationaux existants. Alors que 200 patients relèveraient théoriquement des indications actuelles dans les différents pays, donc 50% des patients qui pourraient recourir à cette technique n’y sont pas référés.

Un choix de traitement adapté

Le choix de la prescription d’un traitement par protonthérapie revient au médecin oncologue. En effet, la protonthérapie n’est pas la technique d’irradiation la plus appropriée pour toutes les tumeurs. Il ne s’agit pas de proposer de la protonthérapie à chaque patient éligible à de la radiothérapie. Tous les patients ne tireront pas de réels bénéfices de la protonthérapie.

Ce choix dépend de plusieurs facteurs : la localisation de la tumeur, sa profondeur, l’état de santé général du patient ainsi que de la balance bénéfice-risque liée à chaque tumeur. Cette technique est particulièrement recommandée dans des situations où les options de traitement sont limitées ou présentent des risques d’effets tardifs inacceptables pour le patient.

Les avantages de la protonthérapie

La protonthérapie présente de nombreux avantages. Elle permet d’atteindre des tumeurs quasiment inaccessibles en préservant les cellules saines situées à proximité de la tumeur, notamment lorsque celle-ci est voisine certains organes vitaux (cancers de l’oeil et du cerveau, de la tête et du cou, du foie, du poumon et du sein, cancers pédiatriques, ou tumeurs situées à proximité de structures critiques) et limite le déclenchement de cancers secondaires.

De plus, les principaux avantages de cette technique sont qu’elle permet de :

  • réduire la dose délivrée sur les tissus sains et d’augmenter la dose sur la tumeur ;
  • limiter les effets secondaires (fatigue, réactions inflammatoires, etc.). ;
  • améliorer la qualité de vie pendant et après le traitement.

Le projet EP/PT

L’Institut de cancérologie de Lorraine a été membre chef de fil du projet européen Interreg V. Le projet INTERREG EP/PT vise à améliorer l’offre concertée en matière de soins et de prévention en développant un réseau de professionnels en radiothérapie qui se coordonnent, se forment et développent l’accès à la protonthérapie sur un périmètre transfrontalier.

L’objectif étant d’assurer la rapidité, l’égalité et la proximité d’accès au traitement pour tous les patients. Ce projet doit permettre de répondre au manque actuel de centre de protonthérapie en Grande Région, et devra faciliter l’accès pour les patients grands régionaux à cette technique, tout en posant les bases solides d’une dynamique de coopération grande régionale en termes de formation et de recherche.

La radiothérapie consiste à utiliser des rayonnements (on dit aussi rayons ou radiations) pour détruire les cellules cancéreuses en bloquant leur capacité à se multiplier. On parle d’un traitement locorégional des cancers.
L’objectif de la radiothérapie consiste à irradier le foyer tumoral, à doses fractionnées, par des séances répétées, durant plusieurs jours à plusieurs semaines. Le traitement cible le plus précisément possible la zone à irradier pour protéger les organes sains situés à proximité de la tumeur.

Types de radiothérapie

Les techniques de radiothérapie utilisées aujourd’hui permettent de faire correspondre le plus précisément possible (de conformer) le volume sur lequel vont être dirigés les rayons, au volume de la tumeur.

Conformationnelle 3D

La technique de radiothérapie externe la plus utilisée aujourd’hui est la radiothérapie conformationnelle 3D (trois dimensions). Elle utilise des images en 3D de la tumeur et des organes avoisinants obtenues par scanner. Des logiciels permettent de simuler virtuellement, toujours en 3D, la forme des faisceaux d’irradiation et la distribution des doses. Cela permet de délivrer des doses efficaces de rayons en limitant l’exposition des tissus sains.

Asservie à la respiration

Il est possible d’avoir recours à une technique de radiothérapie asservie à la respiration qui permet d’éloigner le cœur de la zone traitée et de diminuer ainsi la dose délivrée au cœur, mais également aux poumons. Cette technique est utilisée dans les cas où la dose délivrée, notamment au niveau du cœur, nécessite d’être minimisée (selon l’étendue des zones traitées et/ou selon les pathologies et risques cardiaques présentés par le patient).

Modulation d’intensité

Cette technique consiste à faire varier la forme du faisceau au cours d’une même séance pour s’adapter précisément au volume à traiter, et ce même s’il comporte des « creux » ou des concavités (une tumeur en forme de fer à cheval située autour de la moelle épinière par exemple).

Stéréotaxie

Il s’agit d’une technique de haute précision basée sur l’utilisation de micro faisceaux convergents permettant d’irradier à haute dose de très petits volumes.

Cancer de l’enfant / Hématologie

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Corporelle totale avant greffe de moelle

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Tomothérapie

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Le Cyberknife®

C’est un système de radiochirurgie qui utilise la robotique pour traiter des tumeurs dans tout le corps. Elle consiste en un petit accélérateur linéaire, tenu par un robot capable de le déplacer dans toutes les directions possibles. Les faisceaux produits par cet appareil sont assez petits, mais ils peuvent être multipliés quasiment à l’infini et varier tous les angles de tir. Cela permet de focaliser la dose d’irradiation en minimisant l’impact sur les tissus sains avoisinants. Cette technique permet de traiter des tumeurs en place de taille limitée mais elle n’est en général pas utile pour les cancers du sein de présentation habituelle.
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